Oct 132015
 

 

C’était un midi plein de soleil. Encore une fois, monsieur Fortin était monté à Sainte-Adèle. Le peintre, encore peu connu, aimait les Laurentides. Il y dénichait ses fameux grands vieux arbres. Ce jour-là, il avait faim, il avait hâte d’ouvrir son lunch et il pédalait, pas mal à bout de souffle, sur le boulevard « d’en bas » de ce temps-là. C’était avant la guerre de 1939-1945. Maintenant cette vieille route populaire est devenu un important chemin royal verts Sainte-Agathe. Il ne sait pas encore que, dans quelques instants, le crue destin, un fatal destin, va foncer dans sa vie d’artiste, va cogner très fort, va frapper durement. Cet accident ! Cette infirmité qui va changer sa vie. Cette jambe gangrenée qu’il faudra lui couper ! Oh ! Lui ! Fortin le marcheur de Sainte-Rose, le pédaleur infatigable ! Oh !

Ce midi-là, monsieur Fortin y était arrivé, à ce pays de collines qui l’enchante, de Prévost à Val David. Arrivé à ce carrefour bien connu de Sainte-Adèle, il allait s’installer comme chaque fois, dans ce vaste tertre plein d’arbustes. Ce lieu boisé sera un jour nommé « Parc de la famille ».

Le méconnu barbouilleur, aux pinceaux fixés sur sa barre de vélo, aux toiles blanches attachées dans son dos, aux tubes de couleur dans ses deux mallettes accrochées au cadre, le reconnu « tard » génie des arbres peints, veut tourner à sa gauche. Il n’a pas, qui fonce, silencieuse machine, cette grosses voiture d’un gros touriste distrait…et bang !

Monsieur Fortin est tombé, renversé, couché sur le bitume. Il grimace. Il sent une douleur lancinante dans une de ses jambes. On ramasse sa bécane, heureusement intact. Ses toiles gisent sur le pavé de la 117. Nommée la 11 en ce temps-là. Il a mal, pas un mal grave lui semble-t-il, il se dit qu’il a été chanceux. il voit mal ce ciel si bleu. Il entend mal, il y a eu des cris, des bruits, on court pour ramasser tout, cet homme barbu, cet attirail défait, toiles, brosses et le reste. Son lunch aussi ! Vite, l’aider, si il le peut, à se relever, on lui offre de le conduire à un bureau de médecin, d’appeler la police. Il refuse et dit qu’il n’a rien.. Ou alors une ambulance pour l’hôpital de Saint-Jérôme. «  Non, non, laissez-moi tranquille, je n’ai rien ! » C’est tout lui. Se débrouiller seul. Ne gêner personne. Déjà il y a tout un attroupement. Marc-Aurèle, le génie reconnu bien tard, tente de rassurer, de calmer ces braves gens. Il insiste, il répète qu’il n’a rien. Et marche à côté de sa bicyclette vers le chemin qui mène à Sainte-Marguerite et où se trouve une station à essence. Aller s’assoir sur ce vieux banc bancal dehors, retrouver son calme et, enfin, …rentrer à Sainte-Rose.

Ce grand garçon, viré bohème, ce fils qui déçoit un chic « docteur » de la place natale, celui qui deviendra pourtant un « rare trésor national », aux tableaux collectionnés, recherchés, hors de prix —pour un vingt piastres, il vous en donnait deux— celui qui deviendra une gloire unique, une étoile vive de notre patrimoine artistique commun, ce célèbre génie des couleurs, au naturalisme unique, au dessin inouï, remonte, ce jour-là, sur son vélo et rentre prudemment chez lui.

On sait la suite, il y a gangrène, on lui coupera comme à Rimbaud, une jambe. Plus tard, l’autre. On a vu au dans un excellent film —Jacques Godin le personnifie avec grand talent— l’homme renversé de Sainte-Adèle ! Ce cul-de-jatte malheureux, ce pauvre infirme, peindra encore, couché dans son pauvre lit, avec, autour de lui, et même sous son drap, ses chers pinceaux.

Allez regarder ses grands arbres fantasmés (Google),vous reverrez une lumière absolument unique !

 

Texte publié originellement  dans le magazine  Traces

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(mon ange Angela) CHAPITRE 9 (?) - C’te lundi 22 déc.

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Déc 222014
 

Notes : vu hier un navet total : « Le maitre de suspense », une horreur de niaiserie visuelle. Des cons, avec nos économies publiques ont financé cette cochonnerie de scénario débile. Puis un bonheur : jacasser avec ma fille. Comme si j’y étais, au soleil, à un rivage de l’Atlantique, en Floride. Surgit soudain à l’écran de mon ordi, merci la technologie actuelle !,le beau jeune prof de musique, Gabriel, petit-fils bien aimé. Et vu aussi mon webmestre, mon gendre. À la télé, vu hier soir, le beau fracas musical de Dan Bigras, le fils de mon ami, feu l’audacieux psychiatre Julien Bigras, le doc et écrivain Ferron me l’a dit : Bigras osait soigner de très dangereux aliénés qu’aucun toubib n’osait approcher ! Ce fut encore un show au dynamisme total. Mais là, faut revenir à ma première blonde.

Notes : ce temps, dit des Fêtes, m’embarrasse. Des cadeaux à faire. Des repas à organiser ? Oui, non ? Inviter, être invité. Ma chère Raymonde devenue très jongleuse : Jacques Boucher, un de ses deux frères, a été hospitalisé et il va pas mieux. Va être ré-opéré peut-être. Pour ses poumons. Téléphones sans cesse. Il y a Marielle, ma quasi-jumelle, ce matin,on l’a libérée de Hochelaga-Maisonneuve. Annulation subite d’une opération. Remis à on ne sait quand, merde. Son désespoir. D’autres téléphones croisés donc. Une étrange préface à ces Fêtes !

Monique Miller, amie de R., distribue des copies de mon compliment écrit pour son anniversaire. J’en suis flatté. Ne pas oublier d’aller voir en 2015, bientôt quoi, cette grande expo sur la Grèce antique et qui « tournera » après Montréal, dans tous les grands musées aux USA. Je lis la vie de Cohen (Léonard), grand et respecté poète et chanteur, né à Montréal. On ira bientôt à un CHSLD de St-Jérôme, pour une sorte de banquet « des pensionnaires », avec la maman de ma bru, Lynn Lapan. J’aime bien cette Denise qui rit volontiers (bon public !) à toutes mes anecdotes, facéties et potins sur les temps de jadis, son monde enfui à elle aussi.

Mon précieux fils de Val David est encore venu ce matin, lundi, mettre à jour mon ordi. Je me demandais ce qu’il ferait depuis qu’il a abandonné sa carrière ( 29 ans !) de designer (de Jeux de société), vaincu par les maudits Jeux Vidéos), Lynn me souffle : « Papi, votre gars s’est mis à la rédaction d’un roman… Oh, oh !

 

Déc 172014
 

 

notes : lectorat cher , pas facile de continuer ce récit. Sans cesse je cherche des…situations ? un lieu, un fait…amoureux, comment « continuer » Ma grande peur de l’échec. De devoir abandonner ANGELA, ce serait quoi ? un avorton de plus. Car il y en a eu en cours de carrière.

Ce tout premier amour, adolescent, en une contrée, le Québec de 1947, en un temps plein de puritanisme ambiant. Triste époque. Bien savoir aussi, et bien me souvenir, des prudences obligées pour ne pas trahir las vérité. Ne pas oublier ce strict moralisme chez les Canadiens-français catholiques (comme on s’appelait) du temps. Une morale omniprésente. Une dictature du clergé présent partout. Une censure (et autocensure donc) fort capricieuse. Avouer aussi ma crainte du péché. Ma crainte d’entrainer celle que « j’aime comme un fou » dans le péché. Mais oui, c’était cela jadis. La découverte inopinée des sens s’imposait comme malgré moi. Oh, le bonheur anticipé —si coupable—, de s’y laisser prendre. Songer en cachette à passer à l’acte. Cela, oh oui ! La masturbation, honte solitaire, onanisme détesté, en compensation adolescente. Envie forte donc de transgresser les tabous répandus, le prêche perpétuel dans nos entourages contre « la chair ». Envie chaque fois, à chaque rencontre, de casser le diktat convenu. « Pas avant le mariage ! »

Oct 132014
 

 

Le 8 octobre, le chroniqueur de LA PRESSE, émérite à mon avis, raconte une pression d’enquêteurs de la S.Q. Il donne aussi deux preuves que la S.QF. n’est pas libre. Le journal publie aussi une rétorque de M. Forget, directeur de la S.Q. mais celui-ci ne pipe pas mot, pas un seul, sur les graves accusations de Lagacé. À savoir que, en 2002, la police part enquêter sur le maire Vaillancourt —qui est aujourd’hui accusé de « gangstérisme » !— et qu’il il n’y aura aucune suite; aussi, lors qu’une autre enquête de la S.Q. sur la FTQ a totalement foiré il y a quelques années. Depuis on a su —via la Commission Charbonneau— de bien crapuleuses machinations.

Tout s’est déclenché quand la rumeur du milieu répandait (selon Félix Séguin de TVA) disait que Patrick Lagacé, était un « un stool ! car le 23 septembre dernier, un de la S.Q., Michel Comeau, exige une rencontre pour lui faire cracher les noms de ses sources à propos du policier S,.Q., le « ripou » Ian Davidson.

Tout cela publié le 8 octobre dernier, ma stupéfaction, ni le directeur de la S.Q., Forget, ni aucun des commentateurs de la sordide démarche policière du policier Comeau n’a exigé la lumière sur les deux faits révélés par Lagacé, S.Q. manipulés par le pouvoir. Ô grand Shakespeare, « Someting roting in the kingdoom » ! En écho, l’éditorialiste Paul Journet, tout comme Tommy Chouinard, et tous les autres chroniqueurs, n’en eurent que pour l’affaire de la « révélation forçée » des sources  » Une affaire dégueu mais bien moins grave que les affirmations de Lagacé sur le contrôle politique de la S.Q. (Maire Vaillancourt et FTQ.) Déplorable narcissisme journalistique, complaisance corporative ? Oui ou non, directeur Forget : « la police du Québec est-elle vraiment libre ? »

Fév 132014
 

« Faut être deux pour danser le tango », dit l’axiome connu. Vrai. Ici, au village, juste en bas de la côte, pour danser un horrible « tango de la mort », des enfants —mal élevés, mal grandis— assassinent notre concitoyen paisible, un retraité, placide pharmacien, M. Kenneville. Imaginez : un soir, tu as rangé ta vaisselle, tu regardes la télé dans ton fauteuil préféré et tu ignores que tu es épié, qu’un jeune voisin désaxé reluque dans ton logis par sa fenêtre à lui et constate que tu vis seul, que ce serait facile de traverser chez toi, de te menacer, te torturer pour obtenir ton numéro secret de guichet automatique.

Il y a la jeep du pharmacien retraité derrière le logis et la banque est pas bien loin. Il a sa bande de jeunes, il dit : « Les gars, on irait au soleil, dans le sud, au Mexique » !  L’adolescent détraqué excite d’autres déboussolés. Ce sera donc ce soir-là, à l’ombre du « Petit chaudron », à l’étage du magasin naturiste de la chaîne Vogel, le tango sordide. Celui de la mort, une danse macabre, sans vraie musique, l’enfer dans une mise en scène de gamins pour le docteur Kenneville.

Des garçons qui allaient à l’école-du-coin en culottes courtes il y a pas bien longtemps. À force de coups, l’adèlois est mort dans son sang. On en revient pas, un monde de « bas fond », de pègre, de tueurs, de bandits…avec des silhouettes juvéniles ! Dans notre paisible village. Par des enfants bien mal élevés, très mal grandis. Que la police a dépisté rapidement et vite mis en prison. Nos jeunes voisins adèlois vont vivre, pour très longtemps, une sinistre existence toute entravée. Misère !

En ce monde de jeunes tarés, aux tangos-de-mort, deux choses : du fric à voler ou des questions de « triangles amoureux » contrariés. Affaires sexuelles quoi. Il y a peu, une autre danse macabre, à Trois-Rivières, encore des enfants mal élevés. Chroniqueur, on frissonne comme vous tous. Envie de communiquer notre effarement. Ne pas trop savoir quel sujet de scandale choisir ? Une jeune retraité de Blainville, Hélène Couët, jette son désarroi dans un journal : « J’ai mal au coeur », clame-elle. Elle n’est pas seule. Haro sur les J.O. et je lui dis : bravo ! Cette folle course aux « performances » —si loin du sport nécessaire— ces milliards d’argent public dépensés vainement. Mal au cœur chez les gens de bon sens ? Tu parles que oui. Hélène l’écoeurée dénonce aussi l’argent public « volé au peuple » par des chefs syndiqués pourris, des ingénieurs corrompus par de gros constructeurs corrupteurs. Le nir défilé devant la juge Charbonneau. Autres morbides tangos funestes !

Les journalistes font un bon boulot, pourtant j’ai des connaissances qui ont tourné le dos au monde des actualités. Je résiste. Moi aussi, j’ai souvent envie d’ignorer ces turpitudes —celles des « enfants » tueurs, celles des « adultes » avariés, en yachts luxueux. Pour ma bonne santé mentale. Pour pouvoir le cœur léger mieux admirer ces geais bleus dans mes épinettes, ce cardinal éperdu sur la galerie, ce fouineur masqué s’acharnant au bac noir, ces deux chats gambadeurs en congères, rue Chamonix, ce beau chien blanc obèse, aux yeux si doux, qui vient tourner avec sa jeune maîtresse dans un anneau du lac. Ah oui, quitter à jamais les enfants tueurs, leurs tangos de mort et aller admirer de simples bouts de toile agrandis par des gestes aux couleurs mirifiques. Fuir la marde, celle des garçons mal grandis, rejoindre plus souvent les coeurs généreux en de petits paradis humains, si facilement joignables, là où l’amour règne. Vivre en paix quoi.

Tiens, allez écouter la géniale poésie de Jean Racine (Bérénice, Andromaque, etc.). À « L’Espace go », rue Fullum, ou lisez Racine sur Internet (pourquoi pas ?). Pour de terribles « triangles amoureux » mais en des tangos inoffensifs et pourtant inoubliables.

 

Avr 232013
 

Comme tant d’autres aspirants— aspirant-quoi ?— dans ma cour, enfant, je montais des « séances ». Ah, se déguiser, improviser, mimer la vie par des clowneries ! Un virus car devenu jeune homme, j’écrivais pour le « Téléthéâtre » e Radio-Canada, 1- « La mort dans l’âme » sur un jeune drogué (François Tassé si bon), 2- «  Blues pour un homme averti » sur un « bum » mythomane (Jacques Godin si parfait), 3- « Tuez le veau gras » sur un « revenu de Paris » tout tiraillé (excellent Benoît Girard).

Bon. Je reviens d’examiner « sur qui » on écrit maintenant. J’ai vu.
1- « Avec Norm » sur un aliéné total ( Benoït McGinnis fantastique).
2- « Ce samedi, il pleuvait » sur quatre banlieusards amochés.
3- « La Fureur… », avec sept belles érotomanes en cages, incarnant sept Nelly Arcan, une « écrivante » surdouée, trouvée pendue, hélas.

Quand c’est bon, il n’y a rien pour battre cela, le théâtre. Tant pis pour ceux qui n’y vont jamais. Vrai aussi: quand c’est « plate » sur scène, rien de pire. Un navet sur film est moins assommant qu’une pièce ratée.

À la fin de cette « Fureur. au théâtre « Go » dimanche, sentir un terrible embarras. C’est un « show » de la brillante Marie Brassard. Terrifiante sa « cérémonie des adieux » à sept autels vitrés. Un hommage lugubre renversant en sept appartements cloisonnés, sept « cases » d’une BD funèbre pour illustrer l’obsession du « paraître » « jeune et sexy ». Voyez la part hallucinante jouée par la « disloquées » Sophie Cadieux parlant par saccades, comme électrocutée. Inoubliable !

Aller rue Chabot coin Everett, dans ma « Petite patrie », et voir se débattre ce quatuor familial tordue de St-Bruno-banlieue, oh ! Sinistres récitations revanchardes écrites par une surdouée, Annick Lefebvre. C’était un samedi soir et cette bizarre démonstration s’intitulait « Ce samedi, il pleuvait… » !

Il ne pleuvait pas ! Et allons d’abord manger. Oh ! là, à l’ombre de ma bonne vieille église italienne « Madonna della difesa » rue Dante, coin Henri-Julien. Mon bonheur de replonger dans ce quartier de mon enfance. Même rue pour faire halte à la « très » fréquentée « Pizzeria Machin ». Endroit vivant, bruyant et avec un bon chef. Raymonde et moi avons connu ce genre « resto pop », répandu en Italie, à Grosseto, en 1980, on se rapprochait de Rome. Lieu sans chichi, convivial, familial, service à bousculades, des mets servis en criant et sous un éclairage puissant. Ici c’est « apporter votre vin ». Avec « dépanneur » l’autre bord de la rue.

Après, dur pour l’estomac, rue Chabot, aux Zécuries (sic), quatre banlieusards (papa maman et les jumeaux) qui se collent à un immense tableau noir pour, avec des craies de plâtre, se tracer en contours,, comme font en « scène de crime » les policiers ! Théâtre mortifère qui lutte pour vivre. J’ai donc vu « sur qui » on rédige en 2013, par ici : trois textes captivants et je le redis, quand c’est bon au théâtre il n’y a rien pour battre ça,

Fév 232013
 

Incroyable, on m’a arrêté vote aimable chroniqueur et il a été condamné à payer une amende $135 ! Éric Nicol, mon jeune patron à « Pays d’en Haut », va-t-il mettre ce billet en « page 3 », en « faits divers-police. ? Attention, pas de menottes ni SQ à mes trousses. La vraie histoire ? Ce fut fait discrètement. Merci à la jolie cheffe bibliothécaire.

Je vous ai avoué mon enfance délinquante dans les ruelles de Villeray, on ne change guère. Mon arrestation et mon humiliation ? Méritées. Délinquant ? Oui, hélas. Rendu à mon grand âge, je n’ai jamais pu me retenir d’ajouter des petites notes dans des livres appartenant à la communauté. Preuves sous les yeux, j’ai plaidé coupable, non, « J’ai pas tué j’ai pas volé », (Bécaud), j’ai barbouillé. Dans de la propriété publique et collective.

C’est plus fort que moi, parfois juste noter « bravo ! », Ou : « formidable !», « bien dit ! » et même, à l’occasion, inscrire en marge : « Erreur ! » Je ne suis pas fier de moi et j’espère que les enfants adèlois ne liront pas tout ceci.

Quoi ajouter ?

Évidemment, avec « mes » livres achetés à St-Jérôme —Renaud-Bray, le bien gréé— j’y vais encore plus librement. Des amis, à qui je prête un de mes livres «payés », me disent : « J’ai beaucoup apprécié tes notes ! » Admirez ma franchise, d’autres : « De grâce, abstiens-toi d’ajouter tes propres commentaires ! » C’est maniaque —et depuis très très jeune— ce besoin, comme pour faire savoir : « un jour, j’en rédigerai moi itou des bouquins ».

J’étais donc «barré,  persona non grata » à ma propre biblio. Le bandit démasqué s’est fait morigéner : « Bon, écoutez bien, nous avons délibéré sur votre cas, voici la sentence. Une fois acquittée l’amende de $135, on vous acceptera de nouveau dans nos murs mais plus pour 10 livres gratuits comme à tout le monde, à l’avenir que trois livres à la fois ».

Verdict accepté car, contrit, je l’ai admis volontiers, on ne trace pas de signes, même brefs, dans un livre prêté par les payeurs de taxes municipales de Sainte Adèle, vous tous. Faut dire que —c’est pas une excuse— je traîne constamment un stylo sur moi, comme Hugo, Flaubert, Zola et Laferrière. Que mes journaux, chaque matin, se couvrent de mes annotations —toujours intelligentes (?). Ma Raymonde s’en désole et, quelques fois, elle en rit car j’y injecte ironie fine, humour gras et des sarcasmes. Cela dit, que je ne vous voie pas venir fouiller dans mon bac bleu pour collectionner ces inédits du « grand auteur ». Enfin, consolation : la sévère cheffe m’a dit : « Avec vos 135 piastres versés —eh viande à chien !— vous pourrez rapporter chez vous cette dizaine d’annotés, ils vous appartiennent. »

Post scriptum : il y a bien des années, j’ai fait don à notre biblio d’un lot de cartons bourrés de mes livres ( qui s’humidifiaient dans ma cave mal chauffée). Enverrai-je une facture ou est-il trop tard ?

Fév 122013
 

 

Joli dimanche au soleil tamisé et suis amusé d’observer tous ces enfants au rivage du lac gelé. La beauté et la gaieté dominicale avec ces glissades : tant de traîneaux, de luges. Et de patinage. Bonheur brut de l’enfance. Que de modernes « machins de glisse » divers. De ces objets gonflables colorés des temps nouveaux si inventifs.

Parmi mes chroniqueurs préférés, il y a Stéphane Laporte quand il narre des péripéties de son enfance. Il stimule, fait nous souvenir. Il y a 30 ans ?, allant visiter mes deux « vieux » bien aimés et dont je m’ennuie tant, une envie me prend : sortir pour revoir, 25 ans plus tard, ma ruelle, là où j’ai joué durant tant d’années, hivers comme étés (Bélanger et Jean-Talon). J’y vais. Personne ? Pas un chat et pas un bruit ! On ne tire plus ni ne tue ! Pas même une ombre qui court, qui tombe, qui saigne aux genoux. Ou qui frappe une balle, une rondelle. Qui casse une vitre, qui fuit la police dans l’entretoit des Vincelette !

Étonné, je rentre : « Maman ! Il y a plus d’enfants dans notre ruelle ? » Les temps changeaient ou il y avait tellement moins d’enfants ? Je sais : il y a eu de ces moniteurs salariés dans les parcs, des excursions organisés. Et mes petits fils allèrent à ces « camps d’été ». Totale liberté là ? Comme dans nos libres et sauvages ruelles ? Hum ! Comme Laporte ma stupéfaction quand je lis que des « vieux » plaignants font détruire une patinoire d’enfants dans une ruelle ! Faut publier le nom du fonctionnaire imbécile obéissant aux chialeurs, non ?

Ah ces empêcheurs d’enfance ! Tel notre « M’sieur Turcotte », vêtu de sa noire redingote, qui nous imposait, au milieu de notre ruelle, cent pieds de silence absolu. Les petits cow-boys, durant deux minutes, se changeaient en anges muets le long de ses salons mortuaires. Dès les premiers cris et « tow-tow » d’un funeste combat « western », mamzelle Laramée rentrait son chat de haut pedigree et le populaire gros docteur Mancuso rentrait vite dans sa cour ses débordantes poubelles… d’urine, de sang… et autres fluides. La belle noiraude Sylvana sortait gruger du raisin, toute décolletée, langoureusement pendue à sa barrière de jardin, offre d’une énamourée ! Pur gaspillage ! Un jeune guérillero du far west n’a pas une minute à perdre à contempler une fille !

J’ai été jusqu’ à 12 ans un petit voyou, un fracasseur de carreaux chez Colliza, chez Ambrogi, au hangar de la veuve Décarie. À 13 ans ? Illusion paternelle : je devais faire un prêtre et on a jeté le vivant voyou chez les « Messieurs de Saint Sulpice » (nommés : les supliciens  ), au Grasset. Fin des jeux sauvages e t, vu les congés à des jours différents, la lourdeur des devoirs, ce sera la fin de mes amis et de la ruelle. Adieu donc à mes fidèles, Deveau, Moineau, Malbeuf (leurs vrais noms). Ici, dans mes collines, en mon village sans ruelle, où donc crient et jouent les gamins insolents ?

 

 

 

 

Nov 202012
 


 

Voir des savants, diplômés de Polytechnique, des ingénieurs, travestis en voleurs de notre argent public laisse pantois. Adieu la moindre éthique. Découvrir à la tribune du juge Charbonneau, tant de nos Italiens-Québécois qui s’accumulent dans ces égouts de la corruption devrait énerver les chefs de file de cette communauté. C’est leur étrange silence qui dérange. Complicité ? Fatalité : c’est dans les chromosomes de cette nation ?

Mais toute cette merde municipale n’est rien. Ces jours-ci sordide combat au fin fond de la mer méditerranée. On y tue des femmes, des enfants…Les chefs du mouvement « Hamas » (constitué de palestiniens militarisés) jouent les provocateurs diaboliques et se fichent bien des Palestiniens, ne veulent que semer le chaos à Gaza, espèrent l’hécatombe et puis, le sang palestinien coulé à flots, espérer l’intervention des « puissants », de l’ONU, des Barack, Xi, Poutine, Harper… Ils multiplient les roquettes sur Israël; petit pays sur-armé, protégé des anglos-saxons du globe : USA, Canada, Australie, etc. Hier, score fatal de cette joute ? « 100 à un » ! À vomir bien assis en face de son écran hertzien à couleurs sordides !

Ici ? Ici, une cancéreuse désespérée raconte qu’elle préfèrerait aller mourir chez elle avec les siens. Frais : zéro piastre ! Mais que l’actuel État québécois, inorganisée en soins à domicile, tient à la garder hospitalisé (HSDL). Frais : $6,000.00 ! Et que dire d’un certain monsieur Talent, un exilé du Congo, à l’existence massacrée et qui a « le talent » de se débattre pour un accueil un peu humain après avoir vécu un sort inouï.

Chroniqueur ici, suis-je une honte pour les écrivains ? Jacques Godbout ( « Salut Galarneau ! »), invité à rédiger un articles (pour un quotidien connu) lève le nez et pisse de dédain sur l’occasion. Selon le p’tit-fils d’Adélard Godbout, on ne s’abaisse pas à ce vil métier ! Un auteur des Basses-Laurentides, François Jobin, l’a plaqué conte la bande de sa noble patinoire, lui a parlé « d’écrivains-journalistes » fameux. Dont Hemingway. Bien fait.

C’est confirmé, la Chine vers 2015 surpassera les USA comme puissance commerciale et économique. Dire qu’on crachait dix cennes pour un p’tit Chinois aux écoles de ma jeunesse; que mon oncle Ernest, le missionnaire, nous écrivait de longues lettres nous narrant leur misère totale ! Les temps changent ! Le brillant Jean Barbe (J de Mtl), pas bégueule, est gêné par les écrivains soixantenaires virés en cochons libidineux. Barbe démolit ce « OH » de Phillipe Djian, aussi la ponte libidino-névrotique de Philip Roth (New York). On songe à Lolita ( à l’écriture lumineuse) de Nabukov ou à l’éthylique vieux californiquien Bukovsky.

Matraqué le 1er mai à Montréal, le jeune G. D. poursuit la police pour …une demi-million ! $$$ «  J’ai des mots de tête et je dois renoncer à écrire ma poésie ». Envie de rire. Cassivi (La Presse) est pas d’accord mais c’estlLe brillant Éric Duhaime ( J de Mtl) qui a raison : « Trop de pseudo-artistes s’accrochent aux subventions ! » Vrai : l’État devrait subventionner et promouvoir : 1- Tous les consacrés par le public, 2- Tous les débutants. Ceux, vieillis, qui n’arrivent jamais à captiver le moindre public ? Bang, fermeture des robinets !

Oct 122012
 

 

 

Ma jeune voisine (au somptueux chat couleur de pourpres) Blondinette, devenue Noirette, m’invite —vite— à admirer un haut sur pattes héron qui batifolait sur son quai ! Ô la beauté de cet oiseau géant !

Puis mon tour du lac quotidien et découvrir ( rivage en terre humide étatisée) une marmotte… morte ! Plus loin, le cadavre d’un petit castor ! Encore ? Oui, proche du (bon) resto So Thaï, un joli chat noir tacheté de blanc, mort lui aussi ! Bigre, sombres présages ? Oh oui, on découvre cette diplômée de « L’École de police (à Nicolet), enragée démontée, criant sa haine viscérale imbécile des « artistes » ! Incroyable femme « armée » que cette grosse musclée, Stéphanie Bureau. Bastonnant, menottant, étouffant et… blasphémant comme un charretier !

Que vaut donc cette école publique ? Que pense ce genre policier de nos Noirs ou de nos itinérants. Aïe ! Pis que pendre ? J’ai eu affaire, il y a peu, à une jeune patrouilleure de la S.Q. de Sainte Adèle. Une excitée du même genre que la butch Trudeau, vociférante pour avoir oublié de stopper au coin de ma rue Morin. Toute démontée, comme si j’exhibais une bombe, elle criait, répétant à tue-tête :« Ne sortez pas de votre auto ». J’étais chez moi dans mon entrée ! Une diplômée de L’École de Nicole. Son chef alertée par moi, m’écrivit… qu’il « la rencontrerais ». Et puis silence.

Oui, que vaut cette école de Nicolet payée par notre argent public ? Rien, monsieur le directeur Parent aux polis excuses mais seulement après la vidéo à la télé. Diplômes accordés donc à ces prévisibles tueurs et tueuses en uniforme ! Pas fou le peuple d’avoir peur de la police et davantage que des « ritals » maffieux. Une autre école damnée ? Oui si on écoute, chez Dame Charbonneau, juge, qui « bavasse », un certain Z., ex-corrupteur (il l’avoue) qui raconte tous ces ingénieurs —pas des truands hein ?— complètement corrompus. On se dit : mais ces super instruits ont pourtant fréquenté la prestigieuse école universitaire dite « Polytechnique ». Cours difficiles pour des cerveaux aiguisés. Là aussi c’est « zéro » question d’éthique ? Polytechnique enseigne-t-elle la pourriture morale ? Aucun code moral, mais aucun, n’est donc transmis aux élèves, futurs ingénieurs ? Deux tristes lieux : Nicolet et l’U de M. Navrant et très très inquiétant. Les cognés, les frappés, les victimes de tous ces psychosés armés, n’osent porter plainte : la « parole de la police » est sacrée, privilégiée. On le sait trop. Et l’avocat, on le sait bien, fonctionne à haut taux avec leurs minuteries réglés. Surtout, il y aura délais, des mois, parfois des années souvent. « Omertà » prudent alors des citoyens bafoués par « law and order ». Ces fripouilles à la Trudeau frapperont et cogneront de plus belle.

Nous tous, placides habitants de nos jolies collines, méfiance ! Une balle perdue peut vous tuer. À Sainte Marguerite, autre terre à chics résidences, c’est du baseball : « une balle, deux balles…un homme de mort ». Qui ? Encore un « rital ! », Vincente Pietrantonio, déjà condamné comme usurier, joli métier ! Écoeurés ? Voici un agent de la S.Q, incarcéré la semaine dernière pour pornographie juvénile. François Blouin, 47 ans; ô Internet, si utile outil, qui peut servir de bordel à des désaxés en uniformes ! « Dans quel trou m’avez-vous mis, mon Dieu ? », écrivait jadis Réjean Ducharme ! Mais il y a aussi la beauté sang et or des arbres qui, hélas, va s’éteindre bientôt. On gèle comme en janvier ces temps-ci ! La vie est belle ? Oui. Las de marcher, j’ai retrouvé mon palétuvier tout feuillu au dessus de la mini mangrove qu’est la piscine du spa Excelsior; pour ma patte folle opérée rien de mieux que l’hydrothérapie.

 

 

 

 

 

 

 

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