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L'un des auteurs québécois parmi les plus connus, Claude Jasmin est (ou a été) céramiste, acteur, marionnettiste, critique d'art, professeur d'histoire de l'art (moderne), pamphlétaire, chroniqueur de radio et de télé, peintre (aquarelliste), illustrateur, scénographe de télévision, etc.

Claude Jasmin (c) 2008 Marc Barrière

Claude Jasmin fait tout d'abord des textes dramatiques pour la radio, puis pour la télé et pour le cinéma. Il a fait beaucoup de journalisme et il publie un livre nouveau chaque année. Depuis 1960, Jasmin a donc publié plus d'une cinquantaine de livres, des romans et des récits surtout.

Jasmin poursuit encore et toujours l'expérience d'écrire avec ses journaux intimes chaque semaine en publiant depuis plus de sept ans un blogue (carnet) dans son site Web . On trouve ici son avis, ses opinions sur les actualités, des critiques de spectacles, de théâtre, de films ou de télé. En somme, il raconte son quotidien. Il parle de lui mais aussi des autres. Jasmin ne laisse personne indifférent, admirateurs ou contempteurs.

Ici, un grand nombre de textes publiés au fur et mesure: lettres ouvertes, projets de romans, humeurs, portraits, extraits... Voici un raccourci vers la liste de tous les textes publiés dans ce site Web. Vous pouvez aussi laisser traces, les commentaires sur les textes de Jasmin sont acceptés et publiés en autant qu'ils s'en tiennent au sujet et demeurent respectueux.

De passage sur cette page ou de retour, pour le plaisir ou pour le travail (l'école), bonne lecture et bonnes découvertes!

Poing-comme-net, Tout | 27 août 2008

MOURIR EN ÉTÉ EN ALGÉRIE ?

      Le grand Pascal (Blaise) déclarait : «  Le malheur de l’homme c’est qu’il ne peut rester assis dans sa chambre. » Devenu vieux, je m’étonnes de rester longtemps -bien longtemps- assis sur ma galerie. À écouter un pic-bois acharné par exemple. À guetter mon matou-Valdombre sous les sapins, à rire de mes Donalda et Alexis, marmottes qui se cognent le nez partout. Ou bien à voir naviguer avec superbe « Monsieur », mon rat musqué. Mais jeune, rester assis ? Non. « Une vraie queue de veau », disait ma mère.

       Voici un jeune neveu, Christian, engagé par la très solide firme d’ingénierie « SNC-Lavalin ». Tout le monde est content mais il aurait pu partir, à contrat, pour l’Algérie, là où ça vient de sauter à mort. On vient d’écouter ça aux actualités télévisées ! Ne plus jamais nous revenir. Ce « paquet de tués » dans un de ces attentats « islamistes ». Mais non, mon neveu est parti travailler très au nord de l’Algérie en atlantique-nord,  dans l’âpre pays de l’une des plus belles chansons de Dubois quand Claude évoque des chiens hurleurs, des glaces luisantes, des rochers enneigés, oui, Christian analyse des sols là, au lointain Labrador. Rien, mon pauvre Pascal,  d’un « assis dans sa chambre » hein ?

       La mort en Algérie, merde, au pays de l’enfance ensoleillée du grand Camus, le p’tit garçon pauvre et  intelligent  -« prix Nobel »- d’une femme de ménage. « Assis dans votre chambre », à l’abri de tout  fanatisme, promettez-moi de lire « L’étranger », curieux bref roman, hypnotisant, inoubliable. Mais, à part un Christian Boucher, il y a un Thomas Jasmin qui est un des cinq petits héros de mon récit « Des branches de jasmin ».

 

Mourir en été en Espagne ?

        Mon Thomas grandi n’ira pas en Algérie, non. Avec ses économies d’un job-étudiant il a filé en Europe avec deux amis. France, Tchéquie, Hollande, Belgique et, dernièrement en Espagne. J’entends un air de guitare, ô flameco !,  un chant du poète Federigo Garcia Lorca et il a vu les « molles architectures » de Gaudi. Le papi -assis s’u'a gal’rie- à Sainte-Adèle, écoutait les nouvelles. Oh la la, bang ! En Espagne justement : un avion vient de s’écraser; bilan :150 morts. Mon jeune Thomas ?  Mourir en été ? Non. De Val David, téléphone de Daniel, mon fils, qui me rassure : « Oui, Thomas était dans un avion. Mais pour Paris et il s’en revient. » Ouf !

      Je suis d’une génération qui voyageait si peu : avoir vu la Gaspésie à vingt cinq ans ! Voir un jour Londres, Rome et Paris. En 1980, à presque 50 ans grâce au fric d’un prix littéraire, le France-Québec (pour « La sablière »). L’amie Monique Miller, elle, part pour Paris à l’instant et pour la énième fois, connaissant aussi bien la prestigieuse mégapole culturelle que notre métropole.

      Quand je chante « revoir Paris », c’est pas l’envie qui manque mais je fais des calculs : il y a ceci et cela, les préparatifs, les prévisions, les réservations, des complications possibles. Frayeurs connes et craintes niaises ? Prétextes pour ne pas partir ?  C’est dérangeant voyager n’est-ce pas ?  Des valises, les passeports, des billets, des hôtels. Et… l’avion (qui tombe en feu à Madrid !) que n’apprécie guère ma dulcinée. Bon, on y va pas. Plus facile. Paresse ? Ça se peut. Anti-nomadisme crasse ? Sommes devenus des sédentaires profonds ? Ça se peut. La sainte paix et à tout prix ? Éviter ainsi des désagréments. J’ai un peu honte d’obéir à la sagesse du fameux penseur, Blaise Pascal : «…le bonheur, rester assis dans sa chambre ».

 

L’avion qui s’abat !

        C’est qu’ « on est si bien sur la terre où nous sommes nés » (Louis de Ratisbonne). Les années passent, nous serons très vieux un jour, éprouverons-nous des regrets ? Peut-être. Mais qui osera l’avouer : certains (beaucoup ?) partent « sans cesse » pour, comme on dit, changer « leur » mal de place. Sans le dire, à personne, ils ont mal, insatisfaits de leur existence, ils s’ennuient avec eux-mêmes. La compagne, le compagnon de vie, hélas, ça ne suffit plus guère au bonheur. Il y a lassitude ou trop de mauvais souvenirs, des erreurs de conjugalité, des griefs rentrés, tus, cachés…enterrés par « l’accommodement raisonnable » du vouloir vivre ensemble malgré tout ». 

      Alors, l’agence de voyage, allo ?

      Partons. Oublions. Se distraire de nos mornes existences avec l’exotisme d’un « ailleurs ». La croisière de vies à la dérive fera mine de s’amuser, quoi, on verra des nouveaux visages : « Bavardons sur le pont, montrons photos des petits enfants charmants, de nos jolies demeures rafistolées. » J’ai eu des confidences.Tout cela n’excuse rien, ni ma paresse, ni mon besoin de confort tranquille. Rester assis dans la chambre, vieux Pascal ? Le bon fauteuil moelleux et louer d’excellents  films sur DVD. Aller au cinéma Pine en bas de la côte (« Batman » ? Joker fascinant mais c’est trop long, ça finit pas) ou lire (ma vraie passion, lire) d’excellents romans nouveaux.

      Guetter mes petites bêtes… Hélas,  tempus fugit, j’aura 80 ans, j’aurais mal à mes vieux os, serai plus sourd que jamais avec la vue toute faible. Ce sera trop tard pour dire : « revoir Paris ». Thomas -ou mes autres petits-fils- viendra me narrer des anecdotes de ses voyages. Comme le Grec Ulysse, bonhomme Homère, il a fait un beau voyage. Moi, le pépère, bien dans mes coussins (content Blaise Pascal ?), je me bercerai en guettant le chat Valdombre, la marmotte Donalda, Rat-Monsieur. Peut-être un porc-épic égaré… Ou bien ce sera encore l’hiver et, ma canne à la main, le vieillard fera le tour du lac sur son anneau ? Mon Thomas aurait pu dire : «  Les gars, si on allait aux Canaries voir où l’auteur -de Shippagan, de Kamouraska et de la si belle toune « Évangéline »- Michel Conte est mort ? » Et l’avion qui s’abat !

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 26 août 2008

UN RIEN ME MET EN JOIE ?

À quoi tient le bonheur ? Vieille question. On lit des reportages sur de grands richards pourtant malheureux. Il y a la détresse entière de certaines populations. La misère n’est pas toujours la même, tout le monde le sait, dans Hochelaga ou au fond d’une contrée en Afrique. Là où des enfants doivent survivre dans le dénuement total. Il n’empêche que la pauvreté extrême est insupportable que ce soit ici, dans un joli village laurentien ou dans une campagne lointaine, exotique.

Il y a un immense scandale au delà de ces considérations. Un vrai, un effrayant : de nos gens, ici, qui profitent de tous les progrès coutumiers et, pourtant, qui se plaignent, qui se lamentent jour après jour. Des ingrats. Un proverbe que j’estime, si vrai : « La familiarité engendre le mépris ». Ces braillards ingrats sont les habitués, les familiers, de nos modes de vie si confortables. Alors, ces sinistres bougons les méprisent donc.

LE DON DU P’TIT BONHEUR

Cela dit, à voir certains éternels chialeurs, j’en arrive à croire volontiers qu’il y a un don -inné, acquis- pour le bonheur, pour une propension au bonheur, oui, que certaines personnes ne sont pas disposés à être heureux. Mais les adeptes des chansons légères entonnent avec plaisir l’immortel Charles Trenet : « Un rien me fait chanter… Vive la vie ! » Je l’avoue, un rien me met en joie. Ainsi ce joyeux vol, comme fou, de nos mésanges engrangeant des fruits sauvages ces temps-ci. Ou, ce matin, ce rayon de soleil sur le tapis. Laine changée en vitrail. Ce gros chien beige si pacifique au quai des voisins, Matisse, cinq ans, gamin de notre menuiser Jean-François, tout fier de récolter de tout petits crapets.

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Lettres ouvertes, Poing-comme-net, Tout | 13 août 2008

« ÊTRE OU NE PAS ÊTRE…QUÉBÉCOIS »

Qui est Québécois, qui ne l’est pas ? Question délicate ? Les frileux frissonnent avec la peur d’être mal jugés. La vraie question: être ou ne pas être Québécois ! On en voit qui cherche de midi à quatorze heure, c’est simple, si facile. Celle ou celui qui vit ici en français, qui parle français dans sa vie de tous les jours, est Québécois. Pas les autres. Point final.

Pourquoi pensez-vous ces tourniquetttes autour du pot ? La grand’peur sotte d’être jugé raciste. Nos sommes, Québécois, de vieille souche ou de souche toute récente, car c’est beaucoup plus de 80% qui vivent en français au Québec. Les racistes -inconscients ou non- sont ceux qui ne parlent pas la langue de la très grande majorité du Québec. Aux colonisés américanisés, s’ajoutent nos assimilés, nommés aussi « anglicisés ». Au centre-ville de Montréal ou à Oka ou à Pointe-Claire, paquets de ces ghettos. Parfois pauvres, parfois riches. Tas d’îlots d’anglaisés. Ils ne sont pas des Québécois. Un Italien parle italien dehors et chez lui, un Espagnol parle l’espagnol. Un Canadian comme tout Étatsunien parle l’anglais.

Clair et simple mais nous sommes entourés de timorés, qui refusent ces termes, craignent de bousculer les descendants des occupants anglos, merde !, nous sommes en 2008, loin de 1760 et du Rapport-Duram avec ses fréquentes tentatives de nous diluer, noyer, assimiler, loin de La Défaite sur les Plaines, ne plus jamais dire La Conquête, s.v.p.

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Souvenirs, Tout | 6 août 2008

L’ÉCURIE DE SAINTE-ADÈLE

1951, j’ai vingt ans. Ici, une adèloise inouïe, fille cultivée d’un vieux médecin de la place, la célibataire Pauline Rochon anime le village. Peut-on imaginer un petit bourg du nord où il y a des concerts, un modeste salon du livre dans l’ex-boulingrin du Chantecler, des expos, des cours de peinture par Agnès Lefort, prestigieuse galeriste de la rue Sherbrooke, du théâtre par Fernand Doré et sa compagne, Charlotte Boisjoli, des conférences culturelles diverses ? Et… un atelier de céramique. Ma branche.

En ces années-là, tout en bas de la côte-Morin, dans une vieille maison à pignons (qui sera longtemps une crêperie bretonne), la « sur active » Pauline Rochon organise toute seule toutes ces activités. En est l’âme. Au printemps de 1951, j’ai un diplôme de céramiste tout neuf, un été de chômage et puis voilà qu’un poste de « prof de céramique » s’ouvre à ce prestigieux « Centre d’art » laurentien. J’accepte de m’exiler, heureux comme un roi.

VIVRE DANS UN ÉCURIE !

J’ai raconté l’échec dans mon bouquin, « Sainte-Adèle-la-vaisselle », ce drôle de séjour précaire, l’éloignement « premier » de ma petite patrie, l’absence de reconnaissance, le manque d’élèves, de matériel aussi, aussi, le métier de laveur de vaisselle à l’hôtel. Pour ne pas crever de faim. Je connaissais les Laurentides que par des excursions, le ski des collégiens du Grasset. À l’automne de 1951, c’était une vraie installation. Le proprio de l’hôtel, M. Thompson, offrait au Centre d’art de Pauline son écurie (devenue un entrepôt de chaises de soleil). C’est là que je m’installe donc -une première- loin du béton, du goudron, du ciment, de l’asphalte, des promiscuités des ruelles, des rues aux logements empilés les uns sur les autres. Adieu Villeray et ses escaliers en colimaçon !

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Lettres ouvertes, Poing-comme-net, Tout | 2 août 2008

UN VOLEUR, UNE SOTTE, UN FOU ET UN CON !

Ah, les actualités ! Ma joie et aussi mon désespoir parfois.

Un grand auteur britannique a dit : « ma Bible et mon journal du matin, mes deux nécessités ! » Il y a du vrai ? Le hasard fait les choses diablement amusantes parfois. Ainsi, un matin, j’ouvre mon quotidien et je lis sur une seule colonne, une seule, quatre brefs articles.

Voilà tout un monde, le nôtre, en cet été de 2008, en résumé. De haut en bas : un voleur, une sotte, un fou et enfin un con. En haut de la pile : lisons que le magouilleur pro-fédération, « chum » de Chrétien-l’innocent, Charly Guité, vient de perdre en Cour d’appel. Ce grand, ce très haut fonctionnaire « rouge » à Ottawa, ce non-élu qui brassait notre argent public pour faire pavoiser ses feuilles d’érable et autres cadeaux, eh bien trois juges le redisent : « coupable ». Preuve accablante, disent-ils. Ce cow-boy aux bottes larges était jaloux des autres voleurs, les Jean Brault (30 mois) , Paul Coffin (18 mois) . En juin 2006, le sieur « patroneux » a pris 42 mois de prison, lui ! Les deux larrons, eux, avaient plaidé coupable. Il avait refusé de témoigner à son procès, le voleur-controleur des gaspillages éhontés du trésor commun.

Juste en dessous du sinistre « botté », une sotte. L’ex-athlète reconnue coupable d’enlèvement ( de son enfant !), en septembre 2007; Morin, un juge, autorise la reprise du procès. Trois juges vont s’asseoir sur le bout du banc. Jugée « coupable » avec absolution partielle (!) et probation de deux ans, Myriam Bédard. Un certain John Pepper (!), avocat de Mme. Bédard, veut un acquittement, c’est simple ! On a pu observer (en septembre) une sorte de « gourou » grimaceur , -amateur de tableaux de Casserman-, aux traces et aux trousses de la jeune championne de jadis. Nous avons été nombreux à craindre de la manipulation. Un juge dit à ce Pepper : « Bon, on va refaire le procès ». Ouin… La sotte avait osé amener sa fillette avec elle dans une sorte de tentative (apparente) de fuite aux USA. L’ex-mari n’avait pas apprécié, comme on sait. Pauvres enfants de couples en querelles : des proies, des victimes !

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 1 août 2008

BATMAN CHEZ MOI !

Aveu : à mon âge, j’ai encore peur des chauve-souris. Enfant on nous disait que ces noires souris volantes, à crocs et à griffes, s’accrochaient fermement à nos cheveux. Brrr….Tout comme on disait « porte-épic » pour « porc-épic », que ce « mini-sanglier » lançait ses aiguilles avec violence ! Peurs venues de sornettes répandues. Dans les années 1940 nous lisions goulûment ces « comics-books » achetés au kiosque du coin rue. Il y avait « Batman ». On a parodié des œuvres de génie, des « classiques », les transformant en farces grossières, cette fois, à l’inverse ce Batman, banal héros de B.D., est installé dans un film apprécié, à l’aspect philosophique, historiette muée en débat sur le mal (le Joker) et le bien (Batman). Grand succès, unanime. J’aurais pas cru voir cela un jour. Le talent, c’est prouvé, peut amener une telle métamorphose. Un Picasso, avec un guidon de vélo, une selle de cuir, a signé un « taureau » qui est au musée, vaut une fortune.

La mort de Batman

En attendant d’aller voir ce Batman métaphysique, un soir tout récent, j’entends des cris perçants à l’étage. Ma dulcinée et ses appels « au secours » ! Des portes qui claquent ! Je quitte mon « mou » fauteuil et la télé des les « durs » « Tudor », oreilles dressées. Silence là-haut et puis, qui descend prudemment l’escalier du cottage ? Ma femme, front inquiet, yeux quasi hagards : « Fais très attention, la bête est descendue. » L’apocalypse à Ste Adèle, P.Q. ? Toujours tendue à l’extrême, une fébrile Raymonde m’indique d’un index tremblant, la salle à manger: « Une grande chauve-souris ! »

Batman chez moi. Mise en marche de scanner inouï. Vue d’une boule noire accrochée à un rideau de dessus de fenêtre. Jouer le brave : « Bouge pas, je reviens. » Elle lâche : « Fais ça vite, je t’en supplie ! » Porte-patio. J’ouvre. Dehors nuit noire. Lumière jaune à allumer. L’escalier à descendre et, dessous, m’emparer d’une épuisette. Je remonte, trois par trois marches.

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 25 juillet 2008

LE VÉLO DES PETITS MATINS !

J’entre vite dans l’eau ce matin-là et bang ! Face à face avec six cannetons et leur moman ! On se regarde de part et d’autre. Personne ne bouge ! Bof, je retraite le premier et remonte sur ma rive. La sainte famille à palmes et à plumes repart. Sorte de promenade maritime matutinale ? J’observe cette famiglia qui contourne tout, quais, radeaux, petites baies, monticules gazonnés. Le surlendemain, ils y sont de nouveau ! Comique de les voir parader si calmement, si fièrement semble-t-il. La mother à long cou en avant ou, plus souvent, fermant la marche. Me voilà apaisé, tout réjoui par ce défilé de bernaches, images du bonheur champêtre. Mon Dieu que nos vies tiennent à peu de choses pour se transformer en paix et bonheur !

Entre-temps, le matin, sortie des vélos. Rituel pour moins de vingt kilomètres : partir tôt, ventre vide, de l’ex-gare de Ste-Marguerite Station, filer vers « Plein Air », le bistrot de « la belle mexicaine » à Val David. Un trajet d’une dizaine de tableaux naturalistes différents. D’abord, nord-est de Sainte-Ad, de la forêt. Dense. Un jour,on y vu gambader, traversant la piste, bon nombre de jeunes chevreuils, image à la sauce waltdisneyienne. Ombreux chemins et donc fraïcheur !

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Le Québécois, Poing-comme-net, Tout | 24 juillet 2008

DE PAUVRES CONS !

(Écrit pour l’hebdo « LE QUÉBÉCOIS »)

Il y a des bornés qui voudraient faire taire tous ceux qui ont pas eu la chance de s’instruire. Seules, nos élites « ben éduquées » auraient le droit d’être passionnés. Tu parles Charles ! Ainsi, des mercenaires stipendiés par des richards fidèles à la fédérastie canayenne, -suivez mon regard… vers Charlevoix au dessus de Saint-Irénée, domaine clôturé où vont se balader les Sarkosi-de-l’heure- parlent d’un paradoxe : « Ils défendent la langue et ils la parlent mal ». Hon !

Selon ces adversaires acharnés du nationalisme, seuls les favorisés du sort peuvent être des patriotes ! Les cons ! Non mais…« Parlez et écrivez sans faire de fautes sinon… gardez le silence. » Ce serait un paradoxe selon ces bons-chiens-couchés de défendre la patrie québécoise et d’ignorer l’orthographe, la syntaxe et la grammaire.

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Lettres ouvertes, Poing-comme-net, Tout | 23 juillet 2008

HARO SUR… LES MÉDIAS ?

Je viens de lire encore une attaque contre les médias; les communications quoi. Comme chez le fabuliste Lafontaine (« puisqu’il faut l’appeler par son nom »), on y voit « le » coupable, « le » grand responsable de nos malheurs. Tirons sur le messager ! Cassandre, annonceur de nouvelles embarrassantes, gênantes ? À fusiller ! Un Mario Roy vient de fustiger… la presse. et autres canaux. Un Pratte le fit et tant d’autres. Des éditorialistes, juges haut-perchés, nous disent en pleine face que leurs collègues, confrères en tous genres, sont des filous, des macaques, des ganaches…des dangereux ! Étonnante attitude cela, non ?

Le Mario de La Presse, s’attaquant aux « mauvaises nouvelles stressantes » termine sa charge anti-médias (anti La Presse donc ?) par : « Le Prozac a maintenant triplé chez les ados ». On sait pourtant que les ados ne lisent guère les journaux ! Il écrit aussi : « le bon peuple en redemande », (des frousses, des peurs). Oh, cette hauteur : « le bon peuple » ! Quel mépris ! Plein de Roy, bien au dessus des mêlées populistes, de cette manière noble, s’en prennent à « la présence médiatique, ses frissons virtuels…dans une société au fond sécuritaire mais qu’on finira par voir comme la plus dangereuse, la plus violente. »

Chez moi « l’heure des actualités » est comme sacrée en début comme en fin de journée mais je connais des citoyens ultra sensibles (?) qui ne lisent plus les nouvelles dans les journaux ni ne les écoutent à la radio ou à la télé. On plaque un bâillon perpétuel sur la sale gueule à débiter des pronostics sombres. Tous les Cassandre de ce monde empêchent nos petits bonheurs ! « Ferme-la! » Et puis quoi ? Bouchons-nous les yeux et les oreilles ? C’est vrai et je ne suis pas sans péché qu’il nous arrive parfois de ces envies de fermer le clapet des annonceurs déprimants. Par santé mentale. Par besoin d’hygiène primaire. Mais je résiste. Il importe que le citoyen reste lucide, courageux aussi. Qu’il sache bien que l’humanité contient sans cesse son lot de voleurs, de bandits, de rastaquouères vicieux. Certains jours, c’est du « Allo Police » sordide à toutes les manchettes, non ? Pédophilie, suicides, infanticides, viols horribles, etc.

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Poing-comme-net, Tout | 19 juillet 2008

« LET IT BE »…

  Le Québec est situé loin de la France mais tout est relatif. En 2008, la planète se rapetisse. La vitesse par ordinateur. La France, mère-patrie, c’est juste six heures en avion. Je m’approche lentement d’un Paul McCartney qui est venu de Londres pour chanter en anglais sur les Plaines. Là où se célèbre la [...]

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