Fév 102017
 

 

Il y a déjà presqu’un demi-siècle, un soir de 1968, une bombe éclate en pleine Avenue des Pins. Sur cette petite scène du théâtre de Quat’Sous, Avenue des Pins, éclate donc de neufs jeunes talents. Show avec des chansons effrontées (la torrentielle Louise Forestier) des dialogues fous (le grand démonté Robert Charlebois) et un culoté fort insolite qui soliloque ( l’efflanqué Yvon Deschamps).

Le public est sur le cul, éloigné très brutalement des vieux classiques (TNM, Rideau Vert, etc.) et va naître un curieux nouveau « classique » : Ostidshow. 1968 et je venais de publier, (chez le Parti-Pris de Gérald Godin) en patois jargonnique bien d’ici : « Pleure pas Germaine ». Bang !, critiques négatives très raides partout pour ce roman qui deviendra pourtant un « classique québécois ». Sera réédité sans cesse (chez L’Hexagone). Québec en « révolution tranquille » se poursuivra partout et vint donc cette bombe que fut l’ « Ostidshow ». Alors, le triste orphelin de Gélinas (« Fridolin ») ne régna plus seul, le vieux « Séraphin » de Grignon était distancé, ce pauvre livreur à vélo, (Raymond Lévesque), ce timoré « Médé » de Marcel Dubé, serait vengé.

Les héros nouveaux vont s’assumer, vont parler cru, blasphèmeront parfois car ce Canada-Français voulait s’épivarder, s’affranchir, se libérer à jamais et il le fera, carrément se révoltera. D’abord au petit « Quat-Sous », dans ce texte devenu aussi un classique. L’Ostidshow fut un cruel miroir, très gênant, une franche glace sans tain braquée sur nos catholiques populations intimidées.

Ce misérable gringalet de St-Henri (Yvon Deschamps), va nous « cracher à la figure » toutes nos « aliénations nationales », il va se démasquer du « colonisé québécois » dominé. Cette virulente catharsis nous sera bénéfique. Ostidshow, oh oui; ou « ainsi débuta notre délivrance ».

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Nov 042016
 

Écouter  la remise des prix du mercredi 9 novembre 2016 

 

Québec, le 4 novembre 2016. – Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. Luc Fortin, et la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Inno2016-11-04-13_38_51-communique-devoilement-pdq-2016-final-pdf-adobe-acrobat-provation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, sont heureux de dévoiler les lauréates et lauréats des Prix du Québec dans les domaines de la culture et de la science.

Le prix Athanase-David, qui couronne l’ensemble de la carrière et de l’œuvre d’un écrivain québécois, est accordé à Claude Jasmin. Romancier, essayiste, poète et scénariste engagé, il reçoit ce prix pour une carrière et une oeuvre qui ont profondément marqué la littérature québécoise. Le nombre d’ouvrages de M. Jasmin dépasse aujourd’hui la cinquantaine, un bilan auquel il faut ajouter ses nombreuses collaborations journalistiques, médiatiques, dramaturgiques et cinématographiques. Véritable homme-orchestre de sa profession, il a donné avec une égale maîtrise dans l’essai, le journalisme, la critique et la scénarisation.

Par cette haute distinction, le Québec reconnaît le parcours d’exception de personnes qui, par leur créativité et leur savoir-faire, sont demeurées à la fine pointe de leur discipline.

« La remise des Prix du Québec est un moment privilégié pour remercier les artistes et personnalités émérites qui ont forgé et propagé la culture du Québec. Par leur engagement et la force de leur oeuvre, ils font rayonner le Québec au-delà de ses frontières. Les lauréates et lauréats sont des modèles de réussite pour notre collectivité et plus particulièrement pour les jeunes qui leur succèderont », a déclaré le ministre Fortin.

« Je tiens à féliciter et à remercier les lauréats des Prix du Québec qui, par leurs découvertes, contribuent à façonner et à enrichir notre société. Il s’agit de personnes remarquables qui ont travaillé avec passion et persévérance afin de faire évoluer leur domaine respectif. Grâce à leurs réussites exceptionnelles, le Québec continue de se distinguer par son savoir et sa grande expertise », a ajouté la ministre Anglade.

La 39e cérémonie des Prix du Québec sera animée par Sébastien Diaz. Elle sera diffusée en direct le 9 novembre sur le Web et en différé le soir même à la télévision au Canal de l’Assemblée nationale.

 

Oct 292016
 

 

par Claude  JASMIN

«  Entre dans la lumière Richard Martin, ta mort  toute récente t’indique le passage. Richard, ancien gamin de Notre-Dame du Rosaire, tu lorgnais longuement, la vitrine du pâtissier français en face de l’église, rue Villeray. Je te voyais, tu sais, le fou des milles-feuilles. Tu disais: « Chez nous, on a pas les moyens, ça fait que je les mange des yeux ! »

Un jour, tu était devenu riche, connu, célèbre, toi le petit noiraud fringant, ex-élève chez de Sita Riddez, commandant désormais des textes —dont mon « Procès devant juge seul »— organisant des troupes, mettant souvent à l’horaire du prestigieux « Téléthéätre », des spectacles étonnants. Reviendras-tu en cachette pour nous en causer ? Car, là-bas, dans la splendeur des lumières du pays des morts, on t’invite sans doute à produire des spectacles comme tu les aimais. Avec des textes et des acteurs solides, des décors épatants, des costumes brillants ?

En ce vaste paradis promis, Richard Martin, garde-nous des places et réserve-nous au moins un petit banc, un tabouret, on verra de nouveau de tes mise en scènes originales. Oui, mon Richard, chaud camarade, je t’imagine en des chantiers hors-temps, comme tu étais dans les studios d’ici : l’œil bien allumé, tes gestes d’amour fou du métier, avec ton chiffon de pages écrites que tu agitent.

Entre mon grand mort dans « l’espace-temps » indicible, tuas, n’est-ce pas, gardé ta foi vive, ta dense ferveur, tes élans pleins de génie, tes précises indications au bec, tes regards inflammables, tes décrets de directeur, criés ou susurrés, c’est vrai hein ?, tu as repris ton métier adoré et des anges découvrent ce Richard Martin, dément heureux, au milieu de ces chers comédiens.

Adieu Richard, salut !

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Mar 102016
 

 

Pour nos assimilés, volontiers aliénés, servites de la déferlante et envahissante culture pop-USA, louanger notre culture pop à nous, est un signe d’égocentrisme. Quelle attitude de colonisé. Pour ces suiveurs-USA, vous sombrez dans le « régionalistes » étroit et ces dominés-contents s’exclament : « Sois « international », « universel », sors de ton cocon (le pays n’est qu’un cocon). « USA » ou rien » ! En effet, aucune information à propos sur des cultures populaires. Sur le Mexique (pourtant un voisin !) la Scandinavie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, etc.

Tous en dociles publicitaires-des-USA dans presse-radio-télé, tous en piteuses courroies de transmission. Lisez, par exemple, La Presse spectacles, les Cormier, Cassivi, souvent Sarfati (aux voyages payés) et surtout Hugo Dumas. Tel le Cormier au Devoir.

Il n’y a à signaler dans tout l’univers que Los Angeles ou New York.

L’Europe entière ? Bouche cousue ! Autres continents de la planète ? Pas un mot. À moins qu’un créateur étranger soit fêté aux USA ! Ainsi le Québécois est transformé en écornifleur de ce qu’écorniflent les USA ! Tout le monde par ici accepte volontiers ce contrôle « all-american », dociles valets consentants du « suprématisme », moutons de l’Impérialisme-USA.

Or, j’ai fait un rêve, j’ai imaginé que, par seul exemple, tout le Massachusetts au 19 ième siècle, aurait pu être envahi d’énormes masses d’émigrants venus, disons, d’Italie. Et qu’ils furent des « résistants », comme nous au Québec. Alors, siècle après siècle, s’installe à nos frontières, la culture italienne ! Maine, Vermont, New Hampshire et New-York state compris; voyez-vous ça ? Nous tous, touristes, visiteurs plongés dans cette vaste « Nouvelle Italie », quel bonheur !

Imaginable certes; un autre beau rêve : imaginez des hordes immenses d’émigrants qui, dès 1700, venus d’Espagne et s’installant partout à nos frontières. Comprenant même le New Jersey, Connecticut, Maryland et Pennsylvanie. Avec la Virginie ? Oui, « New Spania ». En automobile nous nous retrouverions plongés en culture espagnole, sa musique, ses chansons, théâtres, films, et cette si jolie langue !

À bas l’uniformité wasp et, comme tous ces touristes du sud qui estiment notre « vie française », ce serait « Viva Nuovo Spania ». Bon, il est permis de faire un rêve ?

Allons plus avant dans ces hypothèse de migrations massives. Les Allemands en Pennsylvanie ? Ailleurs, les Polonais ou les Grecs, ou les Portugais, cela serait stimulant, formidable ? Adieu rouleau compresseur « only » anglo-saxon. Adieu immense lot d’uniformités avec toutes ces villes semblables, comme formatées, à « Colonel-Machin », à « Hamburgers-McDo », erc. Que vous soyez à Los Angeles ou à Boston, à Boston ou à Miami, au Texas ou au Colorado, c’est les mêmes « us et coutumes » et, partant, l’ennuie, un territoire en assommoir.

Rêvons même d’une grande « Nouvelle Europe » à nos portes. Un vaste « Domino » de lieux très divers. Aux cultures diverses. Oui, de l’universel et en vrai avec las fin de l’idiot-consommateur ! Nos Cormier, Sarfati, Cassivi, Dumas et coetera, pourraient varier leurs éloges. Terminée enfin la monotonie de ces publicitaires avachis, leur agenouillement sous l’actuel impérialisme-USA.

(30)

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Juin 022015
 

 

Je le croisais plus souvent quand, dans Outremont, son « bureau » me rejeta brutalement en 1994. On a bien fait de craindre un type qui aurait bafoué « la ligne du parti ». Je rencontrais, toujours très animé, inspiré, volubile, à jamais enthousiaste, un vrai chef. On avait envie d’accompagner cet homme dynamique. Le temps passa et sa bonne santé le lâchera. Il y avait chez cet homme « sur instruit », une flamme inextinguible, dirait-on, un feu sacré. En 1995, ce chef des indépendantistes, campagne intelligente, habile, rassurante aussi… obtenait la quasi-victoire. 50, 000 voix (manquantes) et il y aurait eu « une patrie ». Un pays pour cette nation vaillamment résistante depuis plus de deux siècles —seule nation française dans les trois Amériques !

L’homme en mauvaise santé est mort, ce premier soir du mois de juin et nous sommes des millions de québécois en deuil. Jacques Parizeau fut d’abord un jeune élève —brillant des plus « grandes écoles » ( Londres, Paris). Un surdoué, pas un insignifiant « fils à papa », non, un très grand bourgeois, un « fils de famille » comme on dit. Un richard pas comme les autres car, jeune, il fut vite conscientisé, politisé. Et, fait rare, un « altruiste ». Il va prendre des risques, sera incapable de se taire, incapable de ne pas désirer « un pays ». On imagine le lot de ses adversaires, ceux « sans aucune fibre patriotique », les déracinés volontaires du genre « citoyen-du-monde ». Masque qui signifie : béate soumission à l’empire-USA. Ce Parizeau qui savait compter fut donc haï et combattu par nos « énerveurs » économiques de jadis.

Désormais retiré et sage, heureux en ménage, amateur de vignoble, « monsieur » menait une vie calme mais on le verra, dans une entrevue télévisée troublante, grande sombre auguste, silhouette imposante dans une allée d’arbres…Oh ! Dérangeantes images d’un ex-batailleur —de la cause sacrée. Un militant las, visiblement affaibli et… un peu amer. Les images de la toute fin de ce vidéo sont terribles : Parizeau s’enfonce dans son hiver, muet, vouté, seul, si seul ! Ce référendum perdu, 1995, très, très indigeste ! Échec qui lui a fait très mal. Le grand Dostoïevski, un temps exilé, déclara : « Être apatride est le pire des maux sur cette terre. » Pour plusieurs « la patrie » n’est qu’un « Costco » pas loin, avec un « Walmart », un « McDo » et un gros en vue !

Parizeau est mort, allons-nous guetter longtemps encore l’arrivée d’un tel brillant tribun, à la fougue chaleureuse ? Ce jeune Péladeau est une bonne promesse.

Un temps, je le voyais souvent « ce grand mort » dans son resto favori, au nord de la rue St-Laurent, entouré des fervents et fou de bonheur comme un vieux gamin. Certains jours en prêcheur de philosophie, militant respectueux entier en faveur de la démocratie. Oui, certains adversaires l’aimaient et me le disaient. Je l’ai vu aussi, les yeux trempés de larmes à la « Centrale » de la rue St-Hubert, abattu, déçu, accablé. À la mort de sa première compagne de vie —ma camarade écrivaine, Alice Pozsnenska— j’ai pu un homme très digne, plié de détresse, tête basse, avec le regard perdu au cimetière. Le temps passait et trop vite. Parizeau est donc parti encore et toujours apatride. En 1995, si proche d’une victoire, hélas, il démissionnait; peut-être qu’il a regretté cette grave erreur rendu si proche d’une patrie bien à nous !

Paix à ses cendres !

Claude Jasmin

écrivain, Ste-Adèle

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Jan 132015
 

Chapitre dernier, Angela :

Notes : enfin un ciel bleu. Enfin le soleil. Ce massacre des caricaturistes continue de remplir les pages des gazettes.
Et, enfin, je lis de graves reproches à ces déboussolés dessinateurs. Le mot « immondes charges  » est publié. Je me sens moins seul. La « rectitude conne » se corrige un peu. Oui; j’ai raison : les excessifs attirent les excessifs ! Certes le TU NE TUERAS POINT reste fondé.
Je conduis mal, le pare-choc (de plastique) de notre Honda s’est arraché, maudit banc de neige avec glace dedans . Dans lequel j’ai foncé…Grand toto », va ! me dit Raymonde. Elle a raison. Je fais tout trop vite.
Je vais rédiger « LE » dernier chapitre. Ce déménagement subit m’est advenu lors de mon « premier amour ». Même choc à revivre…à l’encre, non au clavier d’ordinateur ! .,
J’étais si jeune alors. . Tout réviser ensuite (23 chapitres) maintenant et hop, chez XYZ.
Rester sans projet va me reposer. Mon dernier récit ? Probable.

NOTE DU WEBMESTRE:

L’AVENTURE EST TERMINÉE. LES ABONNÉS À CE SITE ONT PU LIRE LE BROUILLON DU RÉCIT AU FIL DE SON ÉCRITURE. LES TEXTES SONT MAINTENANT RETIRÉS AFIN D’EN PERMETTRE LA RÉVISION, LA RÉÉCRITURE ET L’ÉDITION.

29 janvier 2015

Déc 292014
 

Joli lundi du 29 déc.

(suite chap 9(?)

(angela-chimère)

* * *

Notes : Je m’énerve d’avoir voulu raconter cet amour premier…pas facile. Chaque fois que je monte à l’ordinateur, je me dis que je devrais peut-être abandonner ce récit. Trouver une autre histoire vécue. Rédiger sur un amour plutôt romantique et assez platonique à cause de nos âges, me semble un défi. Et puis je m’encourage soudain, ce défi est intéressant. Courage. Ce sera moins banal, en fin de compte, que la narration d’un amour de maturité. J’en viendrai à bout. Je n’ai qu’à bien…mieux, me plonger dans cet âge candide. Si rempli d’espoirs naïfs, de souhaits flous. De vœux fous. Oui, courage, bonhomme écriveur ! En avant…fonce. Souviens-toi mieux, creuse…Creuse…

Notes : Hier soir, on a visionner « IDA », 90 minutes d’une histoire un peu bizarre. On se fiait aux critiques. Une jeune religieuse catholique polonaise, orpheline jeune, cherche les dépouilles de ses parents, découvre qu’elle est juive. Elle veut retrouver les dépouilles de ses parents tués par un antisémite. « IDA », est en noir et blanc, d’un minimalisme total. Pas banal du tout. J’ai eu des nouvelles (courriel) de mon cher David, le poète avant-gardiste, il va enseigner le français à des migrants. Ouf , et enfin car i il est plus que réticent, à 32 ans, à se dénicher un job (Plate forcément ) dans la vie réelle aux offres si souvent dénués d’intérêt. Je le reconnais volontiers. Il a un don très fort pour les mots, je le lui ai dit il y a longtemps et cela lui a-t-il monté à la tête ?

Souper dans le clan des Boucher à Duvernay. Colette : un as aux fourneaux ! Régal.

Denise LaPan, 89 ans, la mère de ma jolie bru Lynn, hier, tombée encore… Ambulance…l’hôpital de St-Jérôme…Merde ! Avant le Jour de l’An ! Merde !

 

un ensoleillé vendredi 19 déc (Angela « rides again ») chap 8 (?)

 Angela  Commentaires fermés sur un ensoleillé vendredi 19 déc (Angela « rides again ») chap 8 (?)
Déc 192014
 

 

(notes : j’achève « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury, jamais lu ce pionnier de S.F., Je saisis sa grande réputation, Bradbury y jette du littéraire, habilement, ces très belles et ses imaginatives descriptions ( les étranges paysages sur mars) et cela sans « faire littéraire », ni cuistre, ni rien. C’est du fort et du bon.

Je lis sans cesse, rejette la télé. Ma liseuse (kindle) s’amaigrit, mon webmestre Marco va y voir.

À 6 h.p.m. ou le lendemain à midi, je m’amuse ferme à revoir à ARTV (au 28 en Laurentides) mes sketchs dramatiques pour « La petite Patrie », quelle candeur en 1945…quelle naïveté en ce temps-là. Frissons, oui, quand je revois ma mère ou mon papa mort en mai 1987, (dont je m’ennuie si souvent), le revoir vivant fantôme dans son caboulot, ce Jacques Galipeau, sosie véritable de papa.

Encore de bien noires nouvelles et toujours sanglantes (Australie, USA, Afrique, et ce Moyen-Orientaux mille misères (religieuses à las base). Et ici aussi…du sang à la une ! Brrrr…Dans mes gazettes, chaque matin, « la mort » toujours.

Quelle bonne paix, et bien peu appréciée, dans nos Laurentides ! Ce matin, encore un vacillement, eh oui, je titube (et bien à jeun ) durant un instant appuyé pourtant sur ma canne, à la porte du Boni Soir. Merde ! J’ai une neuve pataugeoire à eau chaude dans une clinique de physio et à 5 minutes de chez moi. Heureuses baignades de 45 minutes chaque fin d’aprè-midi.

Je note sur un calepin ouvert pour continuer Angela, carnet ouvert sur ma table à café, je ne faisais jamais ça (prendre des notes) quand j’étais jeune. C’est que ce nouveau récit d’auto-fiction m’énerve, une crainte bizarre car je suis bien content jusqu’ici. Mon admirateur précieux du Devoir (le critique des essais et de la non-fiction), Louis Cornellier, publiera-t-il encore : « Chef d’œuvre de Claude Jasmin », comme il l’a fait pour mon « ANITA » ? Je touche du bois…

Bon, à l’ouvrage pépère écrivailleur impénitent ! )

Déc 172014
 

 

notes : lectorat cher , pas facile de continuer ce récit. Sans cesse je cherche des…situations ? un lieu, un fait…amoureux, comment « continuer » Ma grande peur de l’échec. De devoir abandonner ANGELA, ce serait quoi ? un avorton de plus. Car il y en a eu en cours de carrière.

Ce tout premier amour, adolescent, en une contrée, le Québec de 1947, en un temps plein de puritanisme ambiant. Triste époque. Bien savoir aussi, et bien me souvenir, des prudences obligées pour ne pas trahir las vérité. Ne pas oublier ce strict moralisme chez les Canadiens-français catholiques (comme on s’appelait) du temps. Une morale omniprésente. Une dictature du clergé présent partout. Une censure (et autocensure donc) fort capricieuse. Avouer aussi ma crainte du péché. Ma crainte d’entrainer celle que « j’aime comme un fou » dans le péché. Mais oui, c’était cela jadis. La découverte inopinée des sens s’imposait comme malgré moi. Oh, le bonheur anticipé —si coupable—, de s’y laisser prendre. Songer en cachette à passer à l’acte. Cela, oh oui ! La masturbation, honte solitaire, onanisme détesté, en compensation adolescente. Envie forte donc de transgresser les tabous répandus, le prêche perpétuel dans nos entourages contre « la chair ». Envie chaque fois, à chaque rencontre, de casser le diktat convenu. « Pas avant le mariage ! »

Nov 262014
 

Ce mercredi 26 nov. 2014

Me voilà (déjà ) inquiet…avoir voulu, tant souhaiter, un récit au texte hors genre, très spécial, lumineux, unique, archi jeune, et constater que je ne trouve pas…quoi donc ?, le bon filon? Le bon ton.

Comment m’y prendre. M’y reprendre ?

Nervosité encore. Pas la première fois. Je finirai bien par toucher les bons fils …et le reste suivra comme toujours.

Ce récit se veut différent de mes Anita et Élyse, déjà publiés.

Essayons donc encore…

(Bon. Je relirai ça. Marie-Pierre, mon éditrice, chez XYZ, me semble pressée. Elle me couriellise car elle voudrait bien lire le premier chapitre de ce tome 3 de ma trilogie « des amouurs de jeunesse ». Elle atttendra. J’hésite encore…

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