Patriotes

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Déc 012016
 

Tous les vendredis, un bout de rue (De Gaspé et Jean-Talon) vibrait fort dans l’air. Sauf l’hiver, aux fenêtres fermées.

La bruyante fanfare (rudimentaire musique d’un corps de clairons et tambours) éclatait, tonnait au jubé de la salle de récréation de mon école. On disait : « Le salut au drapeau! » Un brigadier de neuvième année lisait d’abord une solennelle déclaration patriotique. Ça se terminait par des: « Je jure… ma vaillance, mon drapeau… ma patrie… » et les clairons surgissaient, nous en frissonnions tous.
Un vague nationalisme, lyrique, généreux, aveugle, catholique et empesé se répandait dans ces années 1930. Ce sera pire quand la guerre éclatera, 1940, etc. Nous disions tous en ce temps-là: « Le Canada, mon pays! » Québec, c’était le nom d’une petite ville lointaine, gentille, insignifiante. Nous respections tous notre drapeau national: un grand linge rouge avec des symboles et, dans un coin, l’Union Jack de Londres, ville banale, rien avoir avec « nous tous », Montréalais prétentieux.
C’est avec les années 1960 que débutera l’actuel (encore vibrant?) nationalisme. Pour ma part, c’est avec le début du R.I.N. avec, donc, mon ami tribun, ce prodigieux Pierre Bourgault, une sorte de dominateur aimable, orateur absolument hors du commun, d’une démagogie toute moderne, que je deviendrai un militant.
Un « engagé fier ». Un enragé aussi parfois, scripteur tout dévoué, de LA CAUSE DE NOTRE INDÉPENDANCE. Avant, je me fichais de cela: la politique. Aucun intérêt. Je n’avais nulle autre patrie que le monde des arts. J’étais d’un certain groupe de jeunes intellos qui ne vit que pour peinture, gravure, sculpture…
Ah oui, les arts.
Ah oui, les arts. Fin de tout sur cette terre! Univers unique, comme totalitaire, exclusif et indifférent aux mondes ordinaires. « Les autres », nous tous, aspirants artistes, on les ignorait. À cette époque, nous méprisions volontiers « les gens du commun ». À nos yeux, le peuple (une molle, froide populace, maudite engeance) baignait complaisamment dans sa tiédeur; tous, des ignares crasses; nos voisins, nos parents, tout le monde autour de nous, formait un vaste régiment d’inconscients, de sordides impuissants, des masses d’aveugles automates. D’utiles cibles pour nos adversaires, tous nos ennemis, étaient de niais serviteurs de —entre autres— nos « bons maîtres », les Anglais, LES MAUDITS « BLOKES ».
Collégiens, chez les Sulpiciens du Grasset, certains prêtres, RARES, nous prêchèrent cette foi nécessaire, cette fierté, et même une certaine volonté de combattants. Certains de ces entraîneurs ensoutanés avaient de la faconde… Alors, peu à peu, dès la classe d’Éléments latins, s’éveilla une certaine prise de conscience.
Je l’ai dit, plongé ensuite (École des arts décoratifs, École du Meuble) dans la sphère des jeunes créateurs, ce sera : « Comment devenir ici » un Picasso, un Braque, un Klee ou un Giacometti? Nous rêvions « en folle et grande vitesse », une candeur! Diplôme en mains, ce sera, hélas, le réveil de tous. « À terre avec la dure réalité à étreindre », comme l’écrivait un Rimbaud, rêveur des rêveurs avant son navrant exil en Afrique.
Le flou, la cassure
La patrie? Le patriotisme? Un mot toujours flou alors. On grimaçait, les jeunes. « Une vieille notion à papa », bonne qu’avec les sbires de ce prof-curé, cet historien « premier », ce chanoine d’Outremont, cet Abbé Groulx. Vaillant initiateur désormais! Nous, la jeunesse de 1950, on fuyait. La guerre nous avait rapprochés de l’Europe, de Paris qui était notre « SEULE » Patrie! Les grands combats (on lisait des revues de Paris!) menaient du surréalisme au cubisme, du pointillisme à l’art abstrait. Un certain brillant animateur, Borduas, formait des équipes de révoltés-des-arts et nous étions emballés. Nos pères (sauf Fortin, et encore…) n’étaient plus que des pondeurs de vieilles croûtes à paysages remplis de clichés candides. Le clivage fut impétueux. Les anciens furent fusillés par notre hargne. Les nouveaux, seuls, eurent le droit de vivre. Alfred Pellan, autre prof et animateur, gagna cette bataille. Et tous ses jeunes suiveurs avec lui.
Enfin, la littérature aussi se fit « secouer le pommier », comme tout le reste. Émile Nelligan, mais à peine, fut tout de même respecté. Gaston Miron, pas né encore, dormait dans des langes étheriennes! Tous les disciples de Crémazie et de Fréchette furent anéantis! Et tout finira par changer. Pas une évolution lente, une brutale cassure. Jeunes gens affamés de neuf, on découvrait les poètes dits de La Résistance, devinrent nos modèles. Char, Breton, Supervielle, Desnos…
L’Hexagone, jeune maison pétillante, forma bataillon. Là que fut installée cette floraison de talents inouïs. Parmi eux, triomphante, l’aile des « soldats à plume », celle d’un patriotisme tout neuf. Exemple anecdotique, café sur café, au caboulot souterrain de mon père (Édouard, le peintre naïf connu) se rencontraient des Jean-Paul Filion ou Pierre Perrault, des Brault ou ce bègue, boutonneux, grimaceur si laid —et le plus doué— Roland Giguère.

Août 032016
 

 

La comédienne Louise (Miller) Rémy, vient de nous quitter pour un autre monde (de lumière). Elle était une permanente incarnation de « la douceur », avec ses allures discrètes et pleines de tendresse, avec sa voix, si douce et d’une vraie sérénité, Louise nous faisait entendre une subtile musique.

Comme Monique, sa célèbre sœur, comédienne émérite, Louise est née et a grandi dans le vieux Rosemont d’abord et puis au bord de la Des Prairies dans Ahuntsic. C’était un être discret, parfois timide même, toujours curieuse face à la vie. Questionneuse et à l’écoute généreuse des autres, cela avec une attention bienveillante, solidaire et humaine sans cesse.

Je l’ai côtoyée dans les studios de télé. Très assidument durant deux ans —septembre 1980-juin 1982— puisqu’elle incarnait ma mère, ma chère Germaine. Mon feuilleton « Boogie-Woogie », beaucoup grâce à Louise Rémy, connut un vif succès, un million et demi de spectateurs les jeudis, « mauvais soir » disait-on.

J’offre ici mes sincères condoléances à Monique —sa voisine « d’en bas »(la sœur unique), à ses autres parents, amis, voisins, et à Claude avant tout —un caméraman expert— son fidèle compagnon de vie.

Claude Jasmin

Sainte-Adèle.

Mar 102016
 

 

Pour nos assimilés, volontiers aliénés, servites de la déferlante et envahissante culture pop-USA, louanger notre culture pop à nous, est un signe d’égocentrisme. Quelle attitude de colonisé. Pour ces suiveurs-USA, vous sombrez dans le « régionalistes » étroit et ces dominés-contents s’exclament : « Sois « international », « universel », sors de ton cocon (le pays n’est qu’un cocon). « USA » ou rien » ! En effet, aucune information à propos sur des cultures populaires. Sur le Mexique (pourtant un voisin !) la Scandinavie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, etc.

Tous en dociles publicitaires-des-USA dans presse-radio-télé, tous en piteuses courroies de transmission. Lisez, par exemple, La Presse spectacles, les Cormier, Cassivi, souvent Sarfati (aux voyages payés) et surtout Hugo Dumas. Tel le Cormier au Devoir.

Il n’y a à signaler dans tout l’univers que Los Angeles ou New York.

L’Europe entière ? Bouche cousue ! Autres continents de la planète ? Pas un mot. À moins qu’un créateur étranger soit fêté aux USA ! Ainsi le Québécois est transformé en écornifleur de ce qu’écorniflent les USA ! Tout le monde par ici accepte volontiers ce contrôle « all-american », dociles valets consentants du « suprématisme », moutons de l’Impérialisme-USA.

Or, j’ai fait un rêve, j’ai imaginé que, par seul exemple, tout le Massachusetts au 19 ième siècle, aurait pu être envahi d’énormes masses d’émigrants venus, disons, d’Italie. Et qu’ils furent des « résistants », comme nous au Québec. Alors, siècle après siècle, s’installe à nos frontières, la culture italienne ! Maine, Vermont, New Hampshire et New-York state compris; voyez-vous ça ? Nous tous, touristes, visiteurs plongés dans cette vaste « Nouvelle Italie », quel bonheur !

Imaginable certes; un autre beau rêve : imaginez des hordes immenses d’émigrants qui, dès 1700, venus d’Espagne et s’installant partout à nos frontières. Comprenant même le New Jersey, Connecticut, Maryland et Pennsylvanie. Avec la Virginie ? Oui, « New Spania ». En automobile nous nous retrouverions plongés en culture espagnole, sa musique, ses chansons, théâtres, films, et cette si jolie langue !

À bas l’uniformité wasp et, comme tous ces touristes du sud qui estiment notre « vie française », ce serait « Viva Nuovo Spania ». Bon, il est permis de faire un rêve ?

Allons plus avant dans ces hypothèse de migrations massives. Les Allemands en Pennsylvanie ? Ailleurs, les Polonais ou les Grecs, ou les Portugais, cela serait stimulant, formidable ? Adieu rouleau compresseur « only » anglo-saxon. Adieu immense lot d’uniformités avec toutes ces villes semblables, comme formatées, à « Colonel-Machin », à « Hamburgers-McDo », erc. Que vous soyez à Los Angeles ou à Boston, à Boston ou à Miami, au Texas ou au Colorado, c’est les mêmes « us et coutumes » et, partant, l’ennuie, un territoire en assommoir.

Rêvons même d’une grande « Nouvelle Europe » à nos portes. Un vaste « Domino » de lieux très divers. Aux cultures diverses. Oui, de l’universel et en vrai avec las fin de l’idiot-consommateur ! Nos Cormier, Sarfati, Cassivi, Dumas et coetera, pourraient varier leurs éloges. Terminée enfin la monotonie de ces publicitaires avachis, leur agenouillement sous l’actuel impérialisme-USA.

(30)

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Sep 092015
 

Le temps s’avance… le si beau vitrai des feuilles mourantes vient, le froid d’octobre vient lui aussi et ne plus pouvoir nager jusqu’au quai de l’ami. Fini de commérer et de…radoter (?) sur habitus, us et coutumes observés des laurentidiens (sic) des alentours. Cet autre voisin et ses yeux si malades, la jeune femme d’en haut de la côte qu’on entend pleurer sobrement car elle a perdu son emploi, ce gaillard musclé qui part concourir avec espoir, cet enfant —pas noyé au rivage de la mer Égée mais— hospitalisé, à cinq ans ! Cette fillette adoptée qu’on a vu rire hier matin les bras chargés de jouets neufs. La vie, la vie…
Le temps s’avance…Ce cher vieux voisin « à quai », 89 ans, toujours admirateur fou de nos collines, qui perd la voix on dirait, qui cligne des yeux et qui me confie : « J’ai eu une belle vie, mon Claude, et ça me fait rien de m’en aller ! » Pars pas Jean-Paul ! Avec qui irais-je jacasser ? À qui j’irais me confier. À propos d’un frère cadet soudain disparu de nos radars, mystère, qui ne veut plus parler (ni voir) avec personne de ma petite tribu. De ma grande —et vieille— soeur, notre deuxième mère, rue Saint-Denis dans La petite patrie, devenu inapte à tant et qui refuse d’aller en Résidence. Petit drame courant…n’est-ce pas ? Aimer tant notre village ici que ma compagne de vie et moi éprouvons la même hantise: il faudra bien y aller un de ces jours, non ? Oh merde !
Le temps s’avance… les neiges vont redescendre du ciel et nous reverrons ces hordes de jeunesses glissantes, bâtons sous les bras, vêtus d’habits multicolores. Il y a un plus d’un demi-siècle, nous n’avions, enfants Montréalais, que le Mont-Royal —tramway à sept cennes pour un aller-retour, que la Côte des Hirondelles à l’est d’Ahuntsic.
Le temps s’avance, nos testaments sont faits, tout est en ordre pour « ceux qui viennent » mais je garde l’espoir de mourir…à cent ans, riez ! Ou même un peu plus, quoi ?, les nouvelles médicales sont si prometteuses dans nos gazettes, pas vrai ? Un parent cher et très proche —60 ans— m’écrit qu’il s’arrangera pour « partir », avec sa dulcinée du même âge, rendu à 70 ! Oh, ma peine ! J’ai vite expédié un long courriel : « …que je te vois pas, mon sacripant, tu verras, la vie livre encore de sacrés bons moments, malgré tout, malgré les douleurs de dos, ou le souffle devenu rare, où ce coeur qui bat des chamades bêtes, ou l’arthrose qui s’épand partout…et le reste. Oui, l’existence ne cesse pas de nous épater tout jeune ou devenu tout vieux. Des riens : un beau matin clair, un étonnant soir de lumière rare, un petit resto gouteux découvert mal caché entre deuz de nos collines, un oiseau qui reste encore avec nous. Cardinal, hier, ce matin colibri et deux tourterelles tristes. Aussi : un ami oublié qui surgit, un livre épatant ou un film de grand talent, un documentaire étonnant à la télé, à la radio, hier, entendre, surprise, une musique exotique enchantée…
Le temps s’avance… face aux horreurs, réfugiés sans nombre en Proche Orient, au Moyen Orient, face à ce célèbre gamin noyé, non, pas le droit de toujours chialer, de râler. C’est une insulte grave à tous ces malchanceux du sort (géographique) de jouer l’accablé… pour des sottises. Je me suis promis, j’ai pris la résolution de rester optimiste, d’afficher l’appréciation de vivre par ici, de tenter de partager ma joie de vivre avec tout le monde.
Quoi ? Mais oui le temps d’avance et il en est ainsi pour tous, pour l’ado dans sa petite détresse, pour le bambin inconsolable d’un jouet cassé, pour ce vieillard cacochyme qui peste, ne trouvant plus sa belle canne ciselé à pommeau d’ivoire ! Face au bambin couché à jamais sur la grève…silence au moins —pudeur, une p’tite gène essentielle— silence les grogneurs perpétuels ! Vos gueules !

Jan 132015
 

Chapitre dernier, Angela :

Notes : enfin un ciel bleu. Enfin le soleil. Ce massacre des caricaturistes continue de remplir les pages des gazettes.
Et, enfin, je lis de graves reproches à ces déboussolés dessinateurs. Le mot « immondes charges  » est publié. Je me sens moins seul. La « rectitude conne » se corrige un peu. Oui; j’ai raison : les excessifs attirent les excessifs ! Certes le TU NE TUERAS POINT reste fondé.
Je conduis mal, le pare-choc (de plastique) de notre Honda s’est arraché, maudit banc de neige avec glace dedans . Dans lequel j’ai foncé…Grand toto », va ! me dit Raymonde. Elle a raison. Je fais tout trop vite.
Je vais rédiger « LE » dernier chapitre. Ce déménagement subit m’est advenu lors de mon « premier amour ». Même choc à revivre…à l’encre, non au clavier d’ordinateur ! .,
J’étais si jeune alors. . Tout réviser ensuite (23 chapitres) maintenant et hop, chez XYZ.
Rester sans projet va me reposer. Mon dernier récit ? Probable.

NOTE DU WEBMESTRE:

L’AVENTURE EST TERMINÉE. LES ABONNÉS À CE SITE ONT PU LIRE LE BROUILLON DU RÉCIT AU FIL DE SON ÉCRITURE. LES TEXTES SONT MAINTENANT RETIRÉS AFIN D’EN PERMETTRE LA RÉVISION, LA RÉÉCRITURE ET L’ÉDITION.

29 janvier 2015

Chapitre :22 Angela…

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Jan 122015
 

 

notes : ce formidable film vu au Pine, «  Le jeu de la tentation » ne me lâche pas. Hier soir, aux Golden Globes, il n’a pas gagné. C’est une grave injustice selon moi. Cette histoire vraie d’un décodeur de génie, histoire dans l’Histoire, se suicidera à 41 ans, menacé de prison pour cause d’inversion sexuelle ! En 1945, c’était, l’homosexualité, un tabou effrayant. Quelle piètre civilisation en ce temps pas si lointain. Pas plus qu’on choisit la couleur de ses yeux ou de ses cheveux on ne choisit sa sexualité. Un jeune voisin de Ste Adèle n’en revient pas et je me suis souvenu de nos farces plates, de notre conne intolérance dégueulasse en ces années-là de très grande noirceur. J’en ai honte encore.
Temps doux subitement, ça fait du bien.

Mercredine 31 décembre (ange-là encore…)

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Déc 312014
 

Mercredine 31 décembre

(ange-là encore…)

notes : ici, en Laurentides, un ciel bleu ensoleillé mais avec du frette noère ce matin. Lot d’offres de rigolades télévisées (avec piques et horions comme le veut le genre « revue »), facéties (subtiles et grotesques) inévitables à la télé de cette veille du Jour de l’An. Nous ? Paix chaude de deux amoureux perpétuels, de la sérénité et le « home sweet home ».

Pour « les vieux », comme moi et ma chère R., rien, mais oui, que de bonss souvenirs…

Hier soir, à mille kilomètres !, aux tympans heureux du bonhomme de Ste Adèle, la voix d’Éliane, ma fille étendue avec son cell sur sa plage maritime, en Floride et Marco, mon webmestre, pas loin qui jase. Puis c’est celle de leur jeune hôte, mon « archange » Gabriel, le prof de musique à Villa Maria. Bonheur ! Jadis que des lettres (cartes postales) et du long temps avant de les recevoir. Ô progrès !

J’imagine tous ces gens, plus jeunes que nous, des femmes bien entendu, à leurs cuisines qui fricotent pâtés à viande, « dingue », atocas, etc. Raymonde, pas moins liseuse compulsive que moi, veut aller au Renaud-Bray de St Jérôme… n’a plus rien à lire. Ah ces chers polars scandinaves ! Que 2015 s’amène !

Allons-y, j’ouvre mon calepin d’idées :

(mon ange Angela) CHAPITRE 9 (?) – C’te lundi 22 déc.

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Déc 222014
 

Notes : vu hier un navet total : « Le maitre de suspense », une horreur de niaiserie visuelle. Des cons, avec nos économies publiques ont financé cette cochonnerie de scénario débile. Puis un bonheur : jacasser avec ma fille. Comme si j’y étais, au soleil, à un rivage de l’Atlantique, en Floride. Surgit soudain à l’écran de mon ordi, merci la technologie actuelle !,le beau jeune prof de musique, Gabriel, petit-fils bien aimé. Et vu aussi mon webmestre, mon gendre. À la télé, vu hier soir, le beau fracas musical de Dan Bigras, le fils de mon ami, feu l’audacieux psychiatre Julien Bigras, le doc et écrivain Ferron me l’a dit : Bigras osait soigner de très dangereux aliénés qu’aucun toubib n’osait approcher ! Ce fut encore un show au dynamisme total. Mais là, faut revenir à ma première blonde.

Notes : ce temps, dit des Fêtes, m’embarrasse. Des cadeaux à faire. Des repas à organiser ? Oui, non ? Inviter, être invité. Ma chère Raymonde devenue très jongleuse : Jacques Boucher, un de ses deux frères, a été hospitalisé et il va pas mieux. Va être ré-opéré peut-être. Pour ses poumons. Téléphones sans cesse. Il y a Marielle, ma quasi-jumelle, ce matin,on l’a libérée de Hochelaga-Maisonneuve. Annulation subite d’une opération. Remis à on ne sait quand, merde. Son désespoir. D’autres téléphones croisés donc. Une étrange préface à ces Fêtes !

Monique Miller, amie de R., distribue des copies de mon compliment écrit pour son anniversaire. J’en suis flatté. Ne pas oublier d’aller voir en 2015, bientôt quoi, cette grande expo sur la Grèce antique et qui « tournera » après Montréal, dans tous les grands musées aux USA. Je lis la vie de Cohen (Léonard), grand et respecté poète et chanteur, né à Montréal. On ira bientôt à un CHSLD de St-Jérôme, pour une sorte de banquet « des pensionnaires », avec la maman de ma bru, Lynn Lapan. J’aime bien cette Denise qui rit volontiers (bon public !) à toutes mes anecdotes, facéties et potins sur les temps de jadis, son monde enfui à elle aussi.

Mon précieux fils de Val David est encore venu ce matin, lundi, mettre à jour mon ordi. Je me demandais ce qu’il ferait depuis qu’il a abandonné sa carrière ( 29 ans !) de designer (de Jeux de société), vaincu par les maudits Jeux Vidéos), Lynn me souffle : « Papi, votre gars s’est mis à la rédaction d’un roman… Oh, oh !

 

Déc 172014
 

 

notes : lectorat cher , pas facile de continuer ce récit. Sans cesse je cherche des…situations ? un lieu, un fait…amoureux, comment « continuer » Ma grande peur de l’échec. De devoir abandonner ANGELA, ce serait quoi ? un avorton de plus. Car il y en a eu en cours de carrière.

Ce tout premier amour, adolescent, en une contrée, le Québec de 1947, en un temps plein de puritanisme ambiant. Triste époque. Bien savoir aussi, et bien me souvenir, des prudences obligées pour ne pas trahir las vérité. Ne pas oublier ce strict moralisme chez les Canadiens-français catholiques (comme on s’appelait) du temps. Une morale omniprésente. Une dictature du clergé présent partout. Une censure (et autocensure donc) fort capricieuse. Avouer aussi ma crainte du péché. Ma crainte d’entrainer celle que « j’aime comme un fou » dans le péché. Mais oui, c’était cela jadis. La découverte inopinée des sens s’imposait comme malgré moi. Oh, le bonheur anticipé —si coupable—, de s’y laisser prendre. Songer en cachette à passer à l’acte. Cela, oh oui ! La masturbation, honte solitaire, onanisme détesté, en compensation adolescente. Envie forte donc de transgresser les tabous répandus, le prêche perpétuel dans nos entourages contre « la chair ». Envie chaque fois, à chaque rencontre, de casser le diktat convenu. « Pas avant le mariage ! »

Dimanche, le 7 déc.- Angela « rides again ».

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Déc 072014
 

 

Vu hier ce film étonnant avec fusées, voyages galaxiques dans des nefs futuristes. Trois longues heures d’images souvent surprenantes, d’une grande beauté (du Star War) pour nous faire jongler sur « espace-temps » « trous noirs » , « gravité défiée » etc. Hier soir, nous sortons de ce cinéma de science-fiction, un peu assommés, fort éberlués et plutôt mystifiés.

Merde ! Faut-il un doctorat en science quantique pour aller aux vues désormais ! Ouille ! Aïe !

Fin du redoux et « frette » ce matin. Pieds gelés juste pour aller et revenir du Boni Soir du coin de ma rue au village. Lire avec nos deux cafés rituels, lire de ces terribles faits divers, ces calamités au jour le jour en actualités. Par hasard, à la télé, à midi, aveux et confession de la mère de fou tueur (à Polytechnique), Marc Lépine. Pauvre femme. On la plaint. Une vie catastrophée !

Devoir retrouver maintenant ma belle italienne.

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